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07/12/2017

Calendrier des ateliers et stages

 

Dire les Éveilleurs

  • 2382779986.jpgPARIS : les jeudis 7 et 21 décembre 2017, 11 et 25 janvier 2018, 8 février, 8 et 22 mars, 5 avril, 3 et 31 mai, 7 et 21 juin de 19h à 21h.
    Saint-Augustin, Etty Hillesum, Marcel Légaut, Maurice Zundel, et d’autres en fonction des désirs des participants. Le travail de l'an passé sur les psaumes pourra également être poursuivi.
    Espace Bernanos, 4 rue du Havre, 75009, Métro Havre Caumartin
    Participation libre aux frais.
  • MIRMANDE (26) : du mardi 7 au mardi 14 août 2018
    Marcel Légaut et Maurice Zundel
    Prix 374 € (Session + pension complète)
    Inscriptions auprès de Françoise Servigne, 407 avenue de la Libération, 77350 Le Mée-sur-Seine 01 60 68 91 49 ou 06 62 57 65 11 ou f.servigne [at] free.fr

Dire la Bible

  • PIEGON (près d'ORANGE) : du vendredi 18 au dimanche 20 mai 2018
    Prix de la session : 130 €
    Inscriptions auprès de la Cie du Sablier

Bible et Bhagavad Gîtâ

Travail croisé sur des textes bibliques, notamment l’Evangile de Jean, et la BhagavadGîtâ, partie centrale du Mahabharata, l’un des écrits fondamentaux de l’Hindouisme.

  • CREST (26) : du dimanche 29 au mardi 31 juillet 2018
    Prix de la session : 
    Inscriptions auprès de la Cie du Sablier

Théâtre

Travail de scènes, construction du personnage, improvisation.

  • VERSAILLES : tous les mercredis du 27 septembre 2017 à fin juin 2018.
    Adolescents: de 18h à 20h.
    Adultes: de 20h à 22h30.
    Au 3.ND, lieu d'art, de culture et de partage, 3 rue des Missionnaires.
    Tarif : ados 450 €/an, adultes 500 €/an (paiement possible en 3 fois) + adhésion.
  • PIEGON (près d'ORANGE) : du jeudi 2 au lundi 6 août 2018
    Prix de la session : 200 €
    Inscriptions auprès de la Cie du Sablier

15:00 Publié dans Ateliers et stages | Lien permanent

16/09/2015

Dire les éveilleurs : Etty Hillesum

Il y a plus de vingt ans, à la demande des spectateurs de l'Evangile selon Saint Jean, Gérard Rouzier a créé les ateliers Dire la Bible et Bible et Théâtre. Il s'agissait dans ces groupes, en un premier temps, d'intérioriser des textes bibliques, de les ruminer, de les ''manduquer'', de les ''manger'', puis de les dire devant un auditoire pour partager ce que ce texte apportait en profondeur. L'approche était toujours plus viscérale qu'intellectuelle. Certains textes réputés difficiles comme l'Apocalypse ou certains psaumes sont devenus des livres de vie pour beaucoup, chargés de sens, véritable nourriture pour l'âme.

Gérard Rouzier propose aujourd'hui le même travail sur les textes d'auteurs spirituels que l'on peut à juste titre qualifier d'éveilleurs, dans la mesure où leurs écrits interpellent chacun de nous au plus profond, et nous nourrissent sur le chemin...

Etty Hillesum

2382779986.jpgDe 1941 à 1943, une jeune femme juive hollandaise tient un journal, qui sera découvert par le grand public 40 ans plus tard. Il s'agit d'un témoignage spirituel d'une authenticité et d'une profondeur  extraordinaires.
Etty Hillesum partira du camp de transit de Westerbork en septembre 1943, et mourra deux mois plus tard à Auschwitz.

Extraits de son journal, Une vie bouleversée :

Il y a des gens qui prient les yeux levés vers le ciel. Ceux-là cherchent Dieu en dehors d'eux. Il en est d'autres qui penchent la tête et la cachent dans leurs mains, je pense que ceux-ci cherchent Dieu en eux-mêmes.

Être à l'écoute de soi-même. Se laisser guider non plus par les inclinations du monde extérieur mais par une urgence intérieure. Il faut s'affranchir intérieurement de tout, de toutes les représentations convenues, de tous les slogans...

..."Se recueillir en soi-même". C'est l'expression la plus parfaite de mon sentiment de la vie: je me recueille en moi-même. Et ce "moi-même", cette couche la plus profonde et la plus riche en moi où je me recueille, je l'appelle Dieu...

...Mon sentiment perpétuel et constant d'être dans tes bras, mon Dieu, protégée, abritée, impregnée d'un sentiment d'éternité.
"Ecouter au-dedans". Et quand je dis que j'écoute "au-dedans", en réalité c'est plutôt DIeu en moi qui est à l'écoute. Ce qu'il y a de plus essentiel et de plus profond en moi écoute l'essence et la profondeur de l'autre. Dieu écoute Dieu.

Les jeudis de 19h à 21h : 15 oct, 12 et 26 nov et 10 déc.
Espace Bernanos, 4 rue du Havre, 75009 Paris. Salle Péguy. Métro Havre Caumartin
Participation libre aux frais.
Renseignements à la Compagnie du Sablier.

Les précédents éveilleurs :

2015 : Marcel Légaut

Chapelle des Granges de Lesches chez Marcel Legaut.JPGA 40 ans, Marcel Légaut quitte une existence confortable de professeur agrégé de mathématiques pour devenir paysan et berger dans la Drôme. Non en raison d'une passion soudaine pour la vie rurale, mais pour approfondir sa quête spirituelle.
De cette expérience unique naîtront plusieurs livres qui ont marqué la fin du XX ème siècle : c'est en creusant son propre mystère et en recherchant le sens de sa vie que l'homme peut faire l'approche du mystère de Dieu.

Quand la Parole est juste, elle ouvre sur la présence à soi-même et à Dieu. Elle engendre la prière. Marcel Légaut.


[Photo : La chapelle des Granges de Lesches-en-Diois où Marcel Légaut s'est installé en 1940 et où il est enterré.]

07/06/2012

Dire la Bible et l'esprit de la louange

Je suis l'astre qui éclaire le monde de ma bonté.
Je suis le soleil du pardon qui combat l'ombre de la colère.

Je peux tout me permettre maintenant que je n'ai plus rien à prouver...à me prouver. Je suis une vieille femme. J'ai tellement vécu de vies. J'ai rencontré tellement d'épreuves et de joies, qu'aujourd'hui, au seuil du grand passage, j'ose la dérision, la liberté et l'innocence.

Je n'ai qu'à vivre, rire et danser.
Je m'affranchis des codes, ose le décalage, écoute la pulsion de vie en moi.
Je suis une femme libre.

Je suis, cheminant,
d
ans ma lumière de mes 60 ans,
Majesté debout,
Allant sans trêve,
Tenace et fier.

Tonnerres de dieux,
Flots écumants,
Rochers abrupts,
Tourbillons aspirants,
Lointaine est l'île où reposer mon âme. 

Fils de Neptune,
Lesté de mon poids d'homme,
J'affronte en hurlant,
Ces tempêtes vengeresses. 

Je suis tourbillon paroxystique vers un gouffre intérieur...

D'où sont tirées ces phrases ? De poèmes de Rimbaud, de Victor Hugo, y-a-t-il un ou deux extraits de psaumes, est-ce là la Sagesse qui parle dans le livre des Proverbes …?

Non, les auteurs ont signé Marc, Xavier, Marie, Bénédicte...

Ces textes sont des  extraits d' « autolouanges » !

Marie_Milis.jpgLorsque Léonard Appel et Marie Milis m'ont invité à Bruxelles pour donner l'Évangile selon Saint Jean et animer un atelier Dire la Bible dans le cadre de leur association Initiations, je n'avais jamais entendu parler de cette forme poétique particulière.

Léonard m'avait vu à la télévision lors d'une émission où je parlais du travail des ateliers Dire la Bible et m'avait immédiatement appelé pour m'inviter.

Après les échanges de courriers habituels pour mettre au point l'organisation de la représentation et de la journée de stage, il me fait une demande quelque peu déroutante : accepterais-je, au cours de la journée Dire la Bible, de faire également travailler certains participants sur leurs textes d'autolouange ?

Je regarde sur internet, rapidement, et assez superficiellement je dois l'admettre, ce qu'est l'autolouange, et j'en conclue que j'ai sans doute affaire à des personnes un peu bizarres, et que je pourrai toujours leur faire travailler un ou deux de leurs textes si ça leur fait plaisir, au milieu des psaumes et pages d'évangiles prévus pour ce jour-là.

Arrivé à Bruxelles, je découvre que ces gens sont effectivement peu ordinaires.  Incontestablement, ils ne sont pas comme tout le monde! Elle est professeur de mathématiques dans les zones difficiles et elle y obtient des résultats incroyables. Lui a été moine pendant 25 ans, frère de Taizé avant d'occuper de hautes fonctions à l'UNESCO. Elle a été invitée en Espagne, en Russie, au Brésil, pour parler de l'autolouange, dont je découvre qu'il s'agit d'une pratique archaïque, millénaire, encore vivante en Afrique sous le nom de « kasala », connue chez nous sous le nom d’autolouange.

Oui, ils sont peu ordinaires, particuliers, au sens où les Sages, les précurseurs, les artistes, les prophètes sont étonnants.

Avant de commencer l'atelier Dire la Bible, Marie m'initie à cette voie.

J'écris un texte qui me bouleverse, dans lequel je reconnais la source qui l'a inspiré, cette source après laquelle je cours tous les jours de ma vie, et qui si souvent m'échappe. Là, elle se manifeste, claire, indiscutable, évidente.

Les autres textes que j'entends me sidèrent. C'est bien cette personne, là, qui a écrit çà ? Et ce texte-là, c'est bien cette dame qui en est l'auteur, ce n'est pas du Victor Hugo !!!???

Mais au fait, qu'est-ce que c'est, l'autolouange ?

Voici un extrait qui en est tiré du site de l'association Initiations

L'autolouange est une pratique millénaire et universelle. Elle permet de traduire en mots ce qui vient de l'âme. Il s'agit d'écrire en « je », avec emphase et poésie, un texte qui parle de soi et de le proclamer, honorant une épopée personnelle. Écrire et  proclamer un portrait de soi, sans mensonge et sans modération. Une seule exigence : l'amplification !

L'autolouange n'est pas une pratique narcissique, arrogante, égoïste.

Elle n'invite pas à devenir un adepte de la pensée positive. Ni méthode Coué, ni dopant pour un égo en quête d'emphase, cet art de l'écoute et de la disponibilité est une voix d’humilité.

Il s'agit d'être à l'écoute d'un fil d'écriture qui se tisse en nous, aussi modeste, futile même qu'il semble être.

Quelle que soit notre perception, il s'agit de lui donner des mots grandioses, de prendre le grand large, d'utiliser l'amplification pour donner de soi l'image en réseau de ce que l'on est, dans les liens qui nous font vivre et exister.

Pratiquer l'autolouange stimule l'estime de soi et reconnecte chacun à son talent et aux autres. On y découvre le Rimbaud qui sommeille en chacun.

Nul besoin de « savoir écrire », il faut juste être attentif à ce qui se passe en soi, accueillir les images et métaphores comme elles naissent et les exprimer avec panache.

Une invitation à retrouver la fontaine de jouvence qui pétille en chacun de nous.

En faisant travailler l'expression de leurs propres textes à quelques participants, dont Marie et Léonard, je découvre des poèmes, des bouts d'épopée, mais surtout je découvre que ces textes semblent se révéler à leurs propres auteurs, ce qui suscite parfois de grandes émotions : « le vase est trop petit ! » dit l'un deux, stupéfait et bouleversé par sa propre création.

Alors, quand après cette journée, Marie et Léonard m'ont demandé de travailler avec eux, et de co-animer des sessions ensemble, Marie sur l'écriture de l'autolouange, moi sur l'expression des textes en public, je me suis senti honoré, le mot n'est pas trop fort, oui, honoré et reconnaissant.

Ainsi donc, voilà une des prochaines aventures du Sablier : l'autolouange !

Gérard Rouzier

Renseignements sur le stage animé par Marie Milis et Gérad Rouzier dans le Bulletin N°56

26/09/2008

Dire la Bible

0f6913d2f79cd09a0835953acb3a17ac.jpg Sessions conduites par Gérard Rouzier, comédien, metteur en scène, interprète de L’Evangile selon Saint Jean, L’Apocalypse selon Saint Jean, Le Cantique des Cantiques, La Genèse 1-11 et fondateur des ateliers Dire la Bible et Dire les éveilleurs.

Je m’avançai vers l’ange et le priai de me donner le petit livre. Il me dit : Prends et mange-le. Il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il aura la douceur du miel… Je pris le petit livre de la main de l’ange et le mangeai.
Dans ma bouche il avait la douceur du miel, mais quand je l’eus mangé, mes entrailles en devinrent amères. Et l’on me dit : Il te faut à nouveau prophétiser sur des peuples, des nations, des langues et des rois en grand nombre.
Ap. 10, 8-11

Un travail sur la parole

Les ateliers Dire la Bible sont nés à la demande de nombreux spectateurs, croyants et non-croyants, qui après les représentations de « L’Evangile selon Saint Jean », ont demandé à Gérard Rouzier s’il accepterait de partager avec eux cette approche particulière du texte biblique.
Certains y voient une étroite parenté avec la lectio divina, d’autres, sans référence religieuse, y trouvent nourriture pour une profonde méditation sur leur vie personnelle.
Croyants et non-croyants se retrouvent très naturellement autour de ces textes puissants et rugueux, qui viennent interpeller chacun là où il se trouve, quelles que soient ses convictions personnelles.

Les journées seront rythmées par :
- des temps d’assise en silence
- un travail individuel et en groupe sur les textes
- des temps de partage

Pour en savoir plus : Témoignage d'un stagiaire et  Manger la parole

Renseignements et inscriptions à La Compagnie du Sablier

Tél : 01 71 54 89 41

19/02/2008

Le travail pendant les stages

Manger la Parole

Je m'avançai vers l'ange et le priai de me donner le petit livre. Il me dit : Prends et mange-le. II sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il aura la douceur du miel. Je pris le petit livre de la main de 1'ange et le mangeai. Dans ma bouche il avait la douceur du miel, mais quand je l'eus mangé, mes entrailles en devinrent amères. Et l'on me dit : Il te faut à nouveau prophétiser sur des peuples, des nations, des langues et des rois en grand nombre. Ap. 10,8-11

Il me dit: « Fils d'homme, mange-le, mange ce rouleau; ensuite tu vas parler à la maison d'Israël. » J'ouvris la bouche et il me fit manger ce rouleau. Il me dit: « Fils d'homme, nourris ton ventre et remplis tes entrailles de ce rouleau que je te donne.» Je le mangeai : il fut dans ma bouche d'une douceur de miel. Il me dit: « Fils d'homme, va : rends-toi auprès de la maison d'Israël et parle-leur avec mes paroles...» Ez 3,1-4

"Et le verbe s'est fait chair. " Jn 1,14

"Je suis le pain vivant qui descend du ciel. Celui qui mangera de ce pain vivra pour 1'éternité. Et le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie." Jn 6,51

Une expérience

Je prends un livre, disons au hasard, la Bible. Je l'ouvre. Un psaume. De louange. Je lis. Si je ne suis pas trop distrait, pas trop pressé (car dans ce cas je n'y comprends rien, cela m'ennuie), j'en saisis le sens. Cela me plait. Cela me fait du bien. Cela "me recentre sur Dieu". Alléluia. Je prends dans ce psaume de louange un mot, ou un petit groupe de mots, je le prononce, murmuré ou à haute voix, attentif à sa résonance, à l'écho qui se propage en moi, je le dis à nouveau, toujours aussi attentif, à l'écoute... Shema Israël. Et soudain, mais que m'arrive-t-il ? Ce mot, ces paroles de louange, si agréables à la lecture, voilà que brusquement elles me font mal - tout en me faisant du bien - me voici troublé, étonné, parfois en larmes... La Parole de Vie me dévoile à moi-même mes "arrangements" avec la vie, mes refus de la vie, la distance qui me sépare de ...de quoi ? De mon âme ? De Dieu ? Alors que je croyais... que je croyais... quoi ? Mais l'expérience ne s'arrête pas là. Je continue. Encore un peu. Et quelque chose s'ouvre. Une joie profonde m'envahit. Je suis dans la louange. Et quelque chose a changé dans ma vie.

Une autre expérience 

Je prends un autre livre, disons au hasard, la Bible (Il y en a plusieurs à la maison). Je l'ouvre. Un psaume. D'appel au secours. Des malédictions contre mes ennemis, des demandes de vengeances effroyables contre eux et leurs enfants. Je lis. Cela me déplaît. Cela m'agresse. Cela m'éloigne de Dieu. Vade rétro. Je prends dans ce psaume détestable un mot, ou un petit groupe de mots, je le prononce, murmuré ou à haute voix, attentif à sa résonance, à l'écho qui se propage en moi, je le dis à nouveau, toujours aussi attentif, à l'écoute... Shema Israël. Et soudain, que m'arrive-t-il ? Ces paroles de mort, ces paroles impitoyables, voici qu'une lumière venue de l'intérieur, mystérieusement, les éclaire d'une signification nouvelle, tout autre, évidente : ces ennemis honnis, ce sont mes démons intérieurs, mes haines, tout ce qui en moi est opposé au courant de vie, de joie, d'ouverture, d'amitié. Sous un souffle mystérieux, ces ennemis volent en éclats, et leurs enfants, ma fermeture, ma peur, ma rancune, se fracassent contre les rochers de ces paroles, et « je suis libéré de mes ennemis »...

Bien sûr ces exemples sont choisis aux extrémités opposées. Cela ne se passe pas toujours ainsi. Chez certaines personnes - heureuses sont-elles -, la louange rencontre un coeur ouvert et ne "déclenche" que du bonheur. Je pense aux regards limpides de deux personnes assez âgées ayant participé aux derniers stages. Chez d'autres, la résistance revêt parfois un caractère peu spectaculaire. Pas de larmes, pas de trouble apparent. La fermeture. Mais cela ne dure guère. Et quelle joie alors. Ce que je voudrais exprimer à travers ces exemples tirés d'expériences vécues lors de stage ou d'ateliers, c'est la puissance étonnante avec laquelle, par la manducation de la Parole, chère aux Orthodoxes, le Vivant travaille en nous. Le Verbe s'est fait chair, et nous a dit : Mangez ma chair, mangez moi. Manger la Parole, obéir à la lettre à ce message du Vivant, est une manière "certifiée garantie" par le Maître lui-même, de le recevoir. Dans les ateliers "Accueillir et transmettre cette Parole qui nous transforme", nous nous ouvrons d'abord, par quelques exercices apparemment anodins, au silence. Nous essayons pour commencer de ne plus nous identifier à tout ce qui nous agite et nous trouble. Puis, dans un silence le plus silencieux possible, espace ouvert en nous, nous écoutons, et nous laissons résonner la Parole en nous. C'est très simple. Très riche. Très émouvant. Car c'est très... VIVANT.

Gérard Rouzier