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16/04/2015

L'élu. Saint Louis et les cahiers du Président

Jean Batelier vient d'être élu Président de la République. Seul son frère jumeau Félix sait où il est parti se recueillir pendant 3 jours dès le lendemain de l'élection. Et ce qui a sidéré Félix, c'est que Jean lui a annoncé :  "Je pars méditer sur Saint Louis". Félix ne sait presque rien de Saint Louis, et il ignorait totalement que son frère lui portât un quelconque intérêt.

 Festival d'Avignon 

 affichesaintlouis-avignon-S.jpg

Avec les voix de Violaine, Isabelle, Jacqueline, Rémy, Philippe, Catherine, Hervé, Françoise.
Voix de Saint Louis : Damien Ricour

Merci à Olivier Chamard et au Studio des Cèdres pour la bande-son
Merci à Isabelle et Christophe, Violaine, Françoise, Rémy, Alexandre, Philippe, Catherine et Hervé
Merci à l'Espace Bernanos

Extraits du Livre d'Or

Poétique et drôle en même temps que spirituel

Très révélateur, à la fois plein d'humour mais qui incite à la réflexion ! Bravo et merci.

C'était magnifique et c'est possible. Merci.

Magnifique ! Quelle belle soirée, humour, profondeur. On aime !

Quel talent dans la conception, dans l'expression, quelle profondeur dans la pensée ! Merci.

Bravo, magnifique; espérons que beaucoup de responsables politiques vous auront vu.

Un grand merci pour ce moment de bonheur, de sérénité, de réflexion, d'espoir. Une heure

riche, superbement orchestrée, on reste en haleine et on en redemande.

Merci pour ce plongeon poétique dans l'enfance, dans l'idéal de Saint Louis.

Quel beau spectacle ! Invitez nos politiques à venir vous écouter !

Merci beaucoup. Une perle !

Superbe ! Magnifique ! Émouvant ! Bravo!

11:28 Publié dans Spectacles | Lien permanent

15/04/2015

Gérard Rouzier joue un texte d'Erri de Luca à Avignon

Gérard Rouzier rejouera cet été à Avignon dans Au nom de la mère, d'Erri de Luca

Festival d'Avignon

du 4 au 26 juillet à 18 h 15 à la Chapelle de L'Oratoire, 32 rue Joseph Vernet.
Entrée: 15€/10€

Mise en scène et musique Francesco Agnello

Avec
Marie : Johanna Berrebi
Joseph : Gérard Rouzier

Réservations : 06 64 64 01 51

au-nom-de-la-mere.jpgLa grâce, c'est la force surhumaine d'affronter le monde seul, sans effort, de le défier en duel tout entier sans même se décoiffer. C'est un talent de prophète. C'est un don et toi tu l'as reçu. Tu es pleine de grâce.

Erri de Luca s'empare de l'histoire la plus connue de l'humanité, et l'articule autour de la figure de Marie. Ou plutôt de Miriàm, une simple jeune femme juive, fiancée à Iosef quand elle tombe enceinte, et qui sait ce que cette grossesse avant mariage signifie aux yeux de la loi. Sous la plume du romancier italien, l'histoire de la nativité trouve un ancrage nouveau dans le contexte hébraïque, et se fait éloge d'un corps et d'une âme, ceux d'une mère.

(Traduction de l'Italien par Danièle Valin)

16:55 Publié dans Spectacles | Lien permanent | Commentaires (0)

03/11/2014

La France va bien !

Il y avait 3 millions de chômeurs, l'économie était en berne, la croissance nulle, les scandales politico-financiers déferlaient sur le pays en rafale, le terrorisme était à nos portes, les choix de société dressaient les français les uns contre les autres...

Comment en quelques années sommes-nous passés de cette situation apocalyptiques à notre époque prospère et heureuse ?

Il a fallu que le Président de la République chante des comptines, il a fallu qu'il fasse des choix enfantins, il a fallu qu'il parle avec Saint Louis...

Affiche_Saint-Louis.jpg

 

20:18 Publié dans Spectacles | Lien permanent

13/04/2014

Ce matin j'étais lépreux

Le prophète Elie voudrait tant mourir, il n’en peut plus… Mais ça ne va pas être possible…
Zachée, le collecteur d’impôts, voudrait bien continuer sa petite vie confortable matériellement et « délicate » moralement… Mais ça ne va pas être possible…
Le lépreux pensait continuer toute la vie comme ça… Mais ça ne va pas être possible.
Chacun rencontre le Seigneur, qui bouleverse tout, change tout, renverse tout…
Et pendant ce temps-là, pervers, narquois, ironique, l’Autre rôde…

Le nouveau spectacle de la Compagnie du Sablier est né d'une rencontre. Il répond au besoin que la Parole s'incarne dans des gens auxquels nous puissions nous identifier. Gérard Rouzier nous en raconte la genèse.

Il y a quelques années, après avoir assisté à une représentation de l'Evangile selon Saint Jean puis quelques semaines plus tard à Vincent van Gogh, une élève me déclara: "Tu vois, l'évangile je l'ai découvert et j'ai trouvé ça magnifique. Mais, intimement,  j'ai été plus touchée par Van Gogh."

Elle résumait là ce que plusieurs personnes, notamment des jeunes, exprimaient.

Vincent van Gogh, par ses lettres, parlait à des gens en recherche comme le ferait un ami, un frère. Ils se reconnaissaient en lui. C'est d'ailleurs ce que disent aujourd'hui les spectateurs qui découvrent les "Notes intimes" de Marie Noël.

lepreux_hautecombe.JPG

Certes l'évangile de Jean parle aussi, et très intimement, à beaucoup. Mais pas de la même manière, et cette élève et plusieurs autres témoignaient du désir, du besoin de pouvoir s'identifier au personnage qui vit devant nous pendant une heure ou une heure et demie.

Et j'ai cherché longtemps un texte qui satisfasse ce besoin à partir d'écrits bibliques. Il y a eu "Lazare", d'André Obey, "Jésus fils de l'homme", de Khalil Gibran, mais ces textes ne répondaient que partiellement à ce que je voulais. Il y avait bien "Marie-Madeleine", de Roger et Patrice Martineau, mais je ne correspondais pas complètement au personnage.

Genèse d'un spectacle

Et puis il y a quelques mois, j'ai rencontré la théologienne Pascale Renaud-Grosbras, actuellement en stage à l'Eglise Protestante Unie de France, qui effectue sa dernière année de formation au ministère pastoral à la paroisse de Saint-Cloud.

Le jour de son arrivée, un concours de circonstances l'a amenée à remplacer « au pied levé » un prédicateur laïc. J'ai été frappé par sa prédication. Pas seulement parce qu'elle était puissante et profonde, mais aussi parce qu'il y avait là une évidente "veine littéraire". Alors quand j'ai appris que la nouvelle venue écrivait des contes, évidemment, tout cela a commencé à beaucoup m'intéresser. Je lui ai demandé si elle accepterait de me faire lire les-dits contes.

Et à partir de là tout est allé très vite. Pour le dire sans fioritures, je savais que je tenais entre les mains mon prochain spectacle.

Plusieurs versions

La première version de Ce matin j'étais lépreux produite à St Cloud était une version''duo'', en l'occurence ''trio'', puisqu'à la participation toujours émouvante du violoncelliste Pierre-Vieille Cessay s'ajoutaient les lectures bibliques de Pascale Renaud-Grosbras, auteur des textes.

Ce matin lépreux_S.jpg

A l'avenir, nous proposerons deux versions :

  • une version avec Pierre qui interprétera des Suites de Reiger,
  • une version dite ''solo'' dans laquelle je jouerai seul, accompagné par une bande-son, les textes bibliques étant lus par la comédienne Iris Aguettant, avec des morceaux de musique Klezmer interprétés à la clarinette par Rose Bacot.

Gérard Rouzier

 

« L'Evangile se donne à entendre par des voix humaines, des mots humains, et des émotions humaines, c'est ce que les théologiens désignent sous le vocable savant de "théologie de l'incarnation". Quand les paroles s'envolent, portées par un comédien, et que quelque chose de l'Evangile se donne à entendre ainsi, c'est un miracle toujours renouvelé, celui d'une Parole qui féconde ce monde depuis des millénaires. Merci et bravo à Gérard Rouzier d'avoir su incarner aussi subtilement ces textes issus de notre Bible, textes toujours nouveaux, toujours touchants. C'est avec beaucoup d'émotion et de surprise renouvelées que je l'entends habiter ces personnages si étranges et si familiers pour nous, lointains et pourtant proches grâce à son jeu et à sa présence. J'espère qu'il touchera ainsi un large public, et qu'ainsi l'écho d'une Parole continue à résonner résolument dans ce monde. »

Pascale Renaud-Grobras

12:14 Publié dans Spectacles | Lien permanent | Commentaires (0)

11/10/2013

Les notes intimes de Marie Noël

Textes dits par Huguette Lasalle, mise en scène : Gérard Rouzier 

Qui est Marie Noël ?

Marie-noel-1.jpgDe son vrai nom Marie Rouget  (1883-1967-Auxerre), Marie Noël exprime à travers ses recueils poétiques, ses proses et ses Notes intimes, la peine d'une âme troublée par le tragique de l'existence humaine et par le spectacle d'une création traversée par « Bien et Mal ensemble ».

Marquée par l'âpreté d'une révolte que l'espérance n'atténue pas toujours et par la quête d'un christianisme lucide et personnel, son œuvre est un grand moment de la littérature spirituelle française du XXe siècle.

Qui est Huguette Lasalle ?

A l'âge de la retraite, Huguette Lasalle a commencé à pratiquer les activités que son métier d'assistante de direction dans un grand groupe industriel ne lui avait pas laissé le loisir d'exercer, et dont elle avait envie depuis toujours. Elle se mit donc à peindre, à faire de la musique, du théâtre, à écrire, en collaboration avec Daniel Chol, docteur en histoire de l'art, des ouvrages sur Aix-en-Provence et sur les peintres du Midi.

Sa rencontre avec Gérard Rouzier dans le cadre des ateliers-théâtre d'Aix-en Provence est à l'origine de plusieurs spectacles présentés chez des particuliers avec Rose-Marie Sala, elle aussi élève des ateliers (Le Défunt, de René de Obaldia ; Pour un oui ou pour un non, de Nathalie Sarraute)

Comment est née cette idée toute simple ?

Huguette Lasalle me parla un jour des Notes intimes de Marie Noël qu'elle était en train de relire : elle me montra une petite affiche représentant Marie Noël marchant près de la cathédrale d'Auxerre. Je regardais Huguette, je regardais la photo, je regardais Huguette, je regardais la photo…

 

Florilège Marie Noël

 

Que de fois la poésie est montée en moi comme une eau

bouillonnante qui voulait rompre la pierre de sa fontaine close !

 

Hélas ! À l'heure de grâce, tout lui faisait obstacle :

 la maison qui, juste à ce moment-là avait besoin de bon service,

la vieille mère qui avait besoin de présence,

les frères et sœurs qui avaient besoin de paroles,

l'enfant qui avait besoin de musiques et d'images,

et tous les autres gens du voisinage qui avaient besoin,

chacun de quelque chose à son tour.

Elle, ma poésie avait besoin d'heures

-je la repoussais-

Elle n'aura que les restes des autres.

 

Sauf au temps de maladie, le meilleur de tous,

celui qu'on ne pouvait pas me prendre.

 *************************

Mon Dieu, purifiez moi de ma science.

De ma science qui n'est pas à moi, mais que j'ai empruntée à autrui.

Elle n'est en moi qu'une clarté sans racine,

une chandelle vacillante apportée du dehors

qui ne fait qu'éteindre ou troubler le regard de ma fontaine profonde.

Mais au savant dont elle est la grâce, la lumière de source,

donnez la science pleine, vaste, totale

afin qu'il gagne peu à peu par la connaissance,

le point de hauteur ou de profondeur-le même-

où tout se simplifie en UN.

Et là nous nous rejoindrons.

*************************

 Les âmes les meilleures, les plus nourricières,

sont faites de quelques grandes bontés rayonnantes

et de mille petites misères obscures

dont s'alimentent parfois leurs bontés

comme le blé qui vit de la pourriture du sol.

****************************

Celui qui n'a besoin de rien : tout lui manque.

Misère de l'homme qui se suffit, de l'esprit comblé de lui-même.

Toute la valeur de l'homme est dans sa recherche, son appel, son désir. 

Je n'ai jamais très bien compris l'ascétisme,

cette torture au détail pour plaire à Dieu.

Encore une fois, pour qui le prend-on ?

 ***************

  Les mystiques

ces fous admirables qui se coupent les pieds pour se faire pousser des ailes.

Moi j'aurais peur.

 *************

  L'amour...une source qui a soif...parfois une fontaine sauvage,

perdue dans un lieu sans accès, qui coule inutilement nuit et jour

pendant des années...des années...des années

pour qu'une seule fois- et peut-être pas même une seule-

un passant vienne y boire une gorgée et s'éloigne.

 **********

 Pas de chef d'œuvre sans le temps.

Il faut le laisser « mitonner », cuire à feu doux.

Toutes les œuvres d'art sont lentes.

Même la lessive ou la cuisine...d'autrefois.

 *********

 C'est bien difficile d'être et de se le faire pardonner

 

Marie Noël

08:41 Publié dans Spectacles | Lien permanent | Commentaires (1)